Moncler
Née dans les Alpes françaises — revenue à Courchevel comme chez elle. L'altitude comme attitude, la doudoune comme évidence.
1952 · Monestier-de-Clermont
Moncler est née à quelques heures de Courchevel — à Monestier-de-Clermont, petit village du Trièves perché à 846 mètres, près de Grenoble. René Ramillon et André Vincent y fondent en 1952 un atelier d'équipements de montagne — tentes, sacs de couchage, duvets. Les ouvrières récupèrent les chutes pour se confectionner des gilets contre le froid des ateliers. L'alpiniste Lionel Terray, vainqueur de l'Annapurna, passe par là et veut les mêmes pour ses expéditions. La doudoune Moncler vient de naître — sans qu'on l'ait vraiment prévu.
En 1954, les doudounes Moncler équipent l'expédition italienne qui conquiert le K2. En 1968, Moncler habille l'équipe de France de ski alpin aux Jeux Olympiques de Grenoble. La Maison et la montagne ont une histoire commune — avant même de devenir une Maison de luxe, avant même que Remo Ruffini ne la rachète en 2003 pour la transformer en ce qu'elle est aujourd'hui. L'ADN alpin n'est pas une posture marketing — c'est une réalité fondatrice.
Remo Ruffini · La Renaissance
En 2003, Moncler est au bord de la faillite. Remo Ruffini rachète la Maison avec une conviction — que la doudoune n'est pas un vêtement de niche pour alpinistes, c'est un vêtement de désir pour tous ceux qui bougent, qui voyagent, qui vivent à l'extérieur. Il resculpte la silhouette — plus proche du corps, plus précise, plus urbaine. Il collabore avec Thom Browne, Giambattista Valli, Junya Watanabe. Il lance Moncler Genius — une plateforme de co-création avec les créateurs les plus pertinents du moment. Il introduit Moncler en Bourse en 2013 avec une valorisation de 5 milliards de dollars. Et il ne lâche pas la montagne — au contraire, il en fait l'argument le plus fort de la Maison.
Aujourd'hui le Groupe Moncler génère plus de 3,1 milliards d'euros de chiffre d'affaires annuel. 90 % des revenus viennent des vêtements d'extérieur — principalement des doudounes. Une concentration rare dans le luxe, assumée et revendiquée. LVMH a pris une participation dans la holding personnelle de Ruffini en septembre 2024 — signe que le marché reconnaît dans Moncler quelque chose d'unique et d'irremplaçable.
Moncler Grenoble est la division haute performance du groupe — fournisseur officiel de l'équipe de France de ski aux JO de 1968, réactivée en 2022 comme ligne dédiée à la performance technique et à l'élégance alpine. En mars 2025, Moncler a présenté sa collection Grenoble automne-hiver 2025 à l'Altiport de Courchevel — piste de l'aéroport le plus haut d'Europe, à 2 008 mètres d'altitude, transformée en podium sous une tempête de neige. 140 looks. Une bande son orchestrale en live. Des modèles acheminés en snow buggies. Remo Ruffini, présent avec Adrien Brody, Anne Hathaway, Vincent Cassel et Penn Badgley. « L'altitude est une attitude » — la devise de Grenoble, prononcée ici dans son contexte le plus absolu.
La boutique Moncler de Courchevel est accessible directement depuis les pistes — sur la piste verte des Verdons, en dessous du restaurant Chalet de Pierre, on skie jusqu'à la porte. C'est la boutique la plus proche d'un accès ski-in ski-out qui existe dans le monde du luxe — un raccourci entre la montagne et le vestiaire qui n'appartient qu'à Moncler et qu'à Courchevel. On entre en skis, on ressort avec une doudoune. La logique est parfaite — la Maison née dans les Alpes accueille ses clients là où ils sont, dans leur élément, sans transition artificielle.
La doudoune Moncler — garnie à 90 % de duvet d'oie, enveloppe extérieure en nylon technique résistant aux intempéries, coutures précises, matelassage caractéristique. Une pièce qui pèse presque rien et qui protège vraiment — c'est le paradoxe fondateur de Moncler, résolu depuis 1952 et amélioré chaque saison. La brillance du nylon, le gonflement du duvet, le logo coq sur l'épaule — une silhouette reconnaissable entre mille. À Courchevel, elle est partout — sur les pistes, dans les restaurants, dans les halls des hôtels. Pas comme un uniforme — comme une évidence.
La collection Grenoble automne-hiver 2025 — combinaisons de ski en denim traité avec membrane imperméable, jumpsuits style vêtements de travail revisités, velours côtelé sur des silhouettes techniques, pantalons à carreaux, surchemises doublées de shearling. Pulls style Fair Isle superposés sur des chemises à carreaux buffalo. Des matières inattendues — denim, canvas, bouclé — apportées sur des pièces conçues pour la neige. La collection Moncler principale en boutique — doudounes longues et courtes, vestes légères, pièces après-ski. Et Moncler Genius — les collaborations avec les créateurs les plus pertinents du moment, disponibles en éditions limitées.
« Nous sommes nés dans les montagnes et nous venons des montagnes. Grenoble a maintenant atteint un niveau de crédibilité sur le marché qui est presque inégalé. »
Remo Ruffini, PDG du Groupe Moncler
Moncler et Courchevel — un lien qui précède le luxe, qui précède le défilé à l'Altiport, qui précède même la boutique ski-in ski-out. Les Alpes françaises sont le territoire où la Maison a pris forme — où les expéditions se préparaient, où les équipes de ski s'entraînaient, où la doudoune a trouvé son premier public qui en avait vraiment besoin. Revenir à Courchevel pour présenter la collection Grenoble en 2025 — c'était revenir chez soi. Pas pour le geste de communication. Pour la cohérence.
Piste des Verdons · Courchevel 1850
Collection Moncler · Moncler Grenoble · Moncler Genius
Boutique saisonnière accessible depuis les pistes · Décembre à avril
En 1952, des ouvrières de Monestier-de-Clermont se sont confectionné des gilets avec des chutes de duvet.
En 2025, Moncler a défilé à 2 008 mètres d'altitude sous la neige de Courchevel.
Entre les deux — la même conviction que le froid mérite d'être bien habillé.
MONCLER
© Moncler
























