Le Montgomerie
Deux étoiles Michelin. Quatre tables. Seize couverts. Un salon gastronomique au cœur d'un hameau tibétain — nommé d'après l'alpiniste qui baptisa le K2 en 1856.
T.G. Montgomerie · 1856 · Un Nom Chargé d'Histoire
En 1856, le lieutenant Thomas George Montgomerie de l'armée britannique lève les yeux vers le Karakoram et aperçoit pour la première fois, depuis le cachemire, le deuxième sommet le plus haut du monde. Il le baptise K2 — pour Karakoram, deuxième relevé. C'est son nom qui est donné au restaurant gastronomique du K2 Altitude. Un hommage à celui qui a nommé la montagne qui a tout inspiré — l'esthétique tibétaine, la philosophie du groupe, les ambitions culinaires. Le Montgomerie porte donc à la fois l'histoire d'un alpiniste du XIXe siècle et la promesse d'une table qui regarde elle aussi vers les sommets.
La Salle · Quatre Tables · L'Intimité Totale
Le Montgomerie est un salon gastronomique — pas une grande salle, pas un restaurant au sens ordinaire. Quatre tables. Seize couverts maximum. Sous charpente, fenêtres sur les pistes de Pralong et les sommets environnants. Ambiance tibétaine — bois chaud, lumière tamisée, couleurs sombres, cheminée. Une bougie et une composition florale sur chaque table. Rien d'autre qui s'interpose entre le convive et l'assiette. La discrétion règne — le service y est décrit comme enveloppé de douceur et de tranquillité. On entre dans le Montgomerie comme dans un cocon privé. Seize personnes par soir. Pas une de plus.
La Philosophie · La Cueillette · Le Végétal Premier
L'identité culinaire du Montgomerie est fondée sur une conviction simple — les montagnes sont un garde-manger d'une richesse incomparable pour qui prend le temps de les parcourir. Le safran de Savoie. La truite sauvage des rivières. Le gibier de montagne. Les noix du pays. La berce des prés. Les cèpes. Le cynorhodon. Les fleurs d'été. Des ingrédients qui se récoltent à pied, en randonnée, au rythme des saisons — printemps, été, automne — et qui reviennent en hiver dans des assiettes construites sur des techniques de conservation précises. Fermentation, séchage, lacto-fermentation — des méthodes ancestrales appliquées avec une rigueur contemporaine pour que chaque produit arrive en salle dans son état le plus juste.
Le végétal occupe la place centrale. La viande et le poisson sont présents — mais en support, en liant, parfois en condiment aromatique. Une position radicalement différente de la grande cuisine classique, qui renverse la hiérarchie sans la nier.
La tarte aux champignons des bois, jus de cèpes fermentés — champêtre et profonde. La croustille de berce des prés et fromage de chèvre frais. Les chips de seigle à la crème de cynorhodon et fleurs d'été. La langoustine surmontée d'un sabayon tagette et orange. La pintade cuite en croûte de foin — pièce signature dont les convives se souviennent sans effort. Deux menus — 230 et 310 euros — qui progressent au fil des saisons selon les récoltes et les inspirations. La cuisine du Montgomerie ne répète pas d'une année sur l'autre — elle se renouvelle avec la montagne qui change.
Sébastien Vauxion — meilleur pâtissier du monde 2024, chef du Sarkara doublement étoilé au K2 Palace voisin — signe les desserts du Montgomerie. La même main qui a révolutionné la pâtisserie gastronomique au Sarkara pose ici sa signature sucrée sur une carte salée qu'elle prolonge naturellement. La tartifle crézon — pomme de terre et pomme acidulée. L'orge brasseur, houblon et malt tranchant avec l'agrume du pamplemousse. Des desserts sur la même ligne de crête que le reste du menu — végétaux, précis, qui déconcertent avant de convaincre.
Quatre tables. Seize couverts. Un salon sous charpente
qui regarde les pistes de Pralong —
et des assiettes qui racontent la montagne depuis l'intérieur.
Dans une station où les grandes tables regardent souvent vers Paris ou Tokyo pour leur inspiration, Le Montgomerie fait le choix inverse — il regarde le versant en face, la forêt en dessous, les alpages au-dessus. Sa cuisine ne vient pas d'une école, d'une technique importée ou d'une mode. Elle vient de ce qu'on trouve quand on marche dans les Alpes entre mai et octobre, et qu'on sait ce qu'on cherche. C'est une table rare — pas parce qu'elle est difficile à réserver, mais parce qu'elle ne ressemble à aucune autre. Deux étoiles Michelin. Quatre tables. Et la montagne partout dans chaque assiette.
356 Route de l'Altiport · 73120 Courchevel 1850
2 étoiles Michelin · 4 tables · 16 couverts
Dîner uniquement · Menus 230 et 310 €
Décembre à avril · Réservation impérative
+33 (0)4 79 01 46 44
En 1856, Montgomerie levait les yeux vers le K2 et lui donnait un nom.
À Courchevel, le restaurant qui porte son nom
fait la même chose — avec les cèpes, la berce des prés et les fleurs d'été.
LE MONTGOMERIE – K2 ALTITUDE
© Le K2 Altitude












